Le spécialiste australien de la lutte anti-drones aborde un tournant majeur. Alors que son titre évolue autour de 2,27 euros, en baisse de 38% par rapport à son plus haut annuel, l’entreprise prépare une assemblée générale qui s’annonce cruciale et scelle une alliance de taille avec le danois Terma.
Un nouveau tandem aux commandes
Le 29 mai 2026, DroneShield tiendra son assemblée générale annuelle à Sydney — une première sous la direction d’Angus Bean, CEO depuis avril, et du futur président Hamish McLennan. Ce dernier intègre le conseil en tant qu’administrateur non exécutif indépendant dès le 1er mai avant de prendre officiellement la présidence à l’issue de l’AGM.
McLennan n’est pas un novice : ancien chairman de REA Group, il a accompagné la société d’une capitalisation d’environ deux milliards à près de vingt milliards de dollars australiens. Son passage chez Ten Network Holdings et News Corp renforce son profil. Son package de rémunération comprend 200 000 dollars australiens d’actions, bloquées jusqu’en mai 2027 — un mécanisme classique d’alignement des intérêts.
Peter James, chairman fondateur depuis l’introduction en Bourse en 2016, ne se représente pas. Une transition ordonnée après dix ans à la tête du groupe.
Des finances solides pour soutenir l’ambition
Bean hérite d’une situation financière saine : plus de 220 millions de dollars australiens de trésorerie, zéro dette, et un cash-flow opérationnel positif pour le quatrième trimestre consécutif. Pour 2026, 155 millions de dollars australiens de revenus sont déjà contractuellement sécurisés, tandis que le pipeline global atteint 2,2 milliards, incluant plusieurs contrats individuels dépassant les 30 millions.
À compter de cette année, DroneShield ne communiquera plus que les commandes supérieures à 20 millions de dollars australiens — signe que les contrats de moindre envergure se multiplient.
L’alliance Terma : une porte d’entrée sur trois continents
Parallèlement à ce renouveau de gouvernance, DroneShield a signé un protocole d’accord avec le groupe danois Terma. L’objectif : commercialiser conjointement des systèmes anti-drones en Europe, au Moyen-Orient et en Asie-Pacifique. L’accord prévoit de valider et d’opérationnaliser l’interopérabilité des technologies respectives.
DroneShield apporte sa détection par intelligence artificielle et ses capacités de guerre électronique. Terma complète avec ses propres systèmes C-UAS, récemment renforcés par le rachat du britannique Operational Solutions Ltd — dont les équipements ont été installés en mars 2026 sur la base norvégienne d’Evenes.
L’idée est d’offrir aux opérateurs une flexibilité accrue : plutôt que d’être verrouillés sur une plateforme unique, ils pourront combiner les capteurs en fonction des menaces. La fusion de données par IA améliore la détection et la classification des drones.
Amsterdam, plaque tournante européenne
L’accord a été annoncé à Amsterdam, où DroneShield vient d’ouvrir son siège européen. Une unité de production est également en cours de construction dans un pays de l’UE non divulgué, avec une mise en service prévue pour mi-2026. La collaboration avec Terma apparaît comme un canal de distribution naturel pour ces capacités manufacturières.
Un trimestre solide, des analystes partagés
Le premier trimestre 2026 a enregistré le deuxième meilleur chiffre d’affaires trimestriel de l’histoire du groupe. L’effectif mondial atteint désormais environ 500 collaborateurs. Depuis janvier, l’action a gagné près de 15%, à 2,28 euros, juste au-dessus de sa moyenne mobile à 200 jours. Sur douze mois, le titre a plus que triplé.
Les avis des analystes restent contrastés. Jefferies évalue l’action à 3,70 dollars australiens avec une recommandation « conserver », tandis que Bell Potter vise 4,80 dollars australiens et conseille d’acheter. Cet écart reflète les divergences sur la capacité de DroneShield à transformer son pipeline en commandes fermes.
Le logiciel comme relais de croissance
Bean s’est fixé un objectif ambitieux : 30% de revenus récurrents d’ici 2030. Au premier trimestre 2026, la part du SaaS atteignait à peine 7%. La mise à jour logicielle du deuxième trimestre apporte des améliorations aux capteurs RF, aux systèmes d’IA et aux plateformes de commandement. Un nouveau cadre d’identification classe automatiquement les drones comme amis, neutres, hostiles ou inconnus, sur la base des numéros de série et des données d’identification à distance. Le plugin ATAK a été rebaptisé « RfLink » pour permettre aux équipes déployées de partager des images RF en temps réel.
L’AGM du 29 mai dira si le tandem Bean-McLennan parvient à convaincre les actionnaires que la stratégie tient la route — et si les chiffres du pipeline se traduiront en contrats concrets.
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