Le marché de l’or a connu une semaine de fortes turbulences, dictée par les soubresauts diplomatiques au Moyen-Orient. L’échec des pourparlers entre les États-Unis et l’Iran, samedi à Islāmābād, après 21 heures de discussions, a immédiatement provoqué une réaction en chaîne. L’annonce d’un blocus maritime américain contre les ports iraniens a fait flamber le prix du pétrole au-dessus de 100 dollars et renforcé temporairement le dollar, pesant sur le métal précieux.
Dans un premier temps, cette escalade a effectivement fait reculer l’or sous la barre des 4 700 dollars l’once en début de semaine. La crainte d’une résurgence inflationniste, alimentée par des prix de l’énergie plus élevés, a ravivé les perspectives de taux d’intérêt réels plus hauts, un environnement traditionnellement défavorable à l’actif non rémunéré.
Un rebond technique et diplomatique
La tendance s’est pourtant inversée dès mardi. Des informations faisant état d’une possible reprise des négociations à Islāmābād ont suffi à retourner la psychologie des marchés. Le simple évoquage de nouvelles discussions par l’ancien président Trump a redonné de l’élan aux acheteurs. Le cours au comptant a ainsi bondi de 1,53% pour clôturer à 4 839,40 dollars, franchissant avec conviction le seuil de résistance des 4 800 dollars.
Cette performance porte la hausse de l’or depuis le 1er janvier à 11,46%. Techniquement, la rupture des 4 800 dollars est perçue comme un signal positif. Les analystes identifient désormais la zone comprise entre 4 860 et 4 880 dollars comme le prochain obstacle majeur. En cas de poursuite de la tendance haussière, le niveau psychologique des 5 000 dollars pourrait revenir dans les radars.
Un équilibre entre vents contraires et soutiens structurels
Le paysage macroéconomique demeure complexe pour le métal jaune. La probabilité d’une baisse des taux directeurs de la Fed d’ici fin 2026 est aujourd’hui estimée sous les 30% par les stratèges, un cadre généralement restrictif. Cependant, cette pression est contrebalancée par deux piliers solides.
D’une part, le dollar américain montre des signes de faiblesse face aux autres grandes devises, rendant l’or moins cher pour les investisseurs internationaux. D’autre part, la demande physique institutionnelle reste robuste. Les banques centrales des pays émergents continuent de diversifier activement leurs réserves, tandis qu’à Shanghai, l’or se négocie avec une prime persistante par rapport aux cours internationaux, signe d’un appétit local soutenu.
Parallèlement, d’autres discussions, bien que moins médiatisées, ajoutent à l’incertitude générale. Des pourparlers directs entre Israël et le Libanon, les premiers depuis des décennies, se sont tenus à Washington sous la médiation du secrétaire d’État Rubio. Aucun accord n’a émergé, les positions étant irréconciliables : Israël exige le désarmement du Hezbollah, tandis que le Libanon réclame un cessez-le-feu. Le groupe militant a d’ailleurs rejeté ces discussions et aurait intensifié ses attaques contre le nord d’Israël.
À court terme, tous les regards sont tournés vers le Pakistan. La tenue ou l’échec d’un second round de discussions entre Américains et Iraniens déterminera la dynamique immédiate. Un échec persistant risquerait, via le canal pétrolier, de réchauffer les anticipations inflationnistes et de reporter encore les espoirs d’assouplissement monétaire, un scénario pesant pour l’or. En attendant, les supports techniques sont identifiés entre 4 600 et 4 700 dollars, avec une protection immédiate sur la moyenne mobile des 100 jours, située à 4 763 dollars.
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