Las Vegas s’est parée d’orange le 28 avril, le logo XRP illuminant la célèbre Sphere de la ville. Le lendemain s’ouvrait la conférence « XRP Las Vegas 2026 », un rendez-vous de deux jours placé sous le signe de l’infrastructure financière plutôt que de la spéculation. Brad Garlinghouse, PDG de Ripple, devait donner le ton dès son keynote inaugural, entouré de David Schwartz, architecte en chef du XRPL, et de représentants de Bitwise. Au programme : la tokenisation d’actifs réels et le cadre réglementaire désormais stabilisé depuis la fin du litige avec la SEC fin 2025.
Pendant ce temps, à Séoul, une autre pièce du puzzle institutionnel s’assemblait. Kbank, première banque exclusivement en ligne de Corée du Sud et seul partenaire bancaire de l’exchange Upbit, a signé un partenariat avec Ripple pour tester des transferts transfrontaliers vers les Émirats arabes unis et la Thaïlande. Dans cette deuxième phase, l’établissement simule des processus bancaires réels en connectant des comptes clients en interne, afin d’évaluer la stabilité et l’efficacité des transactions. C’est le deuxième accord de Ripple en Corée du Sud en un mois, après celui avec l’assureur Kyobo Life pour la tokenisation de règlements d’obligations d’État. Mais dans les deux cas, les transactions s’effectuent en stablecoins, pas en XRP. Comme pour Deutsche Bank et Convera auparavant, aucune pression d’achat directe sur le token n’en découle. Seule l’activation du service On-Demand Liquidity — où XRP servirait de monnaie-pont entre le won sud-coréen et le dirham ou le baht — créerait une demande réelle. Cette étape reste absente de presque tous les partenariats Ripple depuis des années.
Un cours sous pression malgré des signaux d’accumulation
XRP s’échange actuellement autour de 1,37 dollar, soit une baisse de 4 % sur une semaine et un repli de 27 % depuis le début de l’année. Le token reste très éloigné de son plus haut sur 52 semaines, à 3,56 dollars. Pourtant, les données on-chain du 29 avril racontent une histoire différente : près de 35 millions de XRP ont été retirés des bourses centralisées, dont plus de 94 % par des adresses de grande taille. Les acteurs institutionnels semblent profiter de la faiblesse du cours pour accumuler, tandis que les investisseurs particuliers hésitent.
Les ETF spot XRP américains, au nombre de sept, affichent des entrées nettes de 81,6 millions de dollars en avril — le meilleur mois de l’année et une inversion complète des sorties de mars. Depuis le 9 avril, pas un seul jour de retrait n’a été enregistré, la plus longue série positive de l’histoire de ces produits. Bitwise a dépassé Canary Capital comme plus grand ETF XRP avec 425,6 millions de dollars d’entrées cumulées, contre 421,9 millions. L’encours total des sept fonds dépasse désormais 1,53 milliard de dollars. Goldman Sachs reste le plus grand détenteur institutionnel connu, avec des positions de 153,8 millions de dollars réparties sur quatre fonds.
Une infrastructure qui se densifie, des produits qui se multiplient
Côté dérivés, Coinbase active le 1er mai la fonction « Trade at Settlement » pour les futures XRP, aussi bien en contrats nano que standard. Ce mécanisme, déjà disponible pour les futures Bitcoin, Ethereum, or et pétrole brut, permet aux traders institutionnels d’exécuter de grosses positions au prix de règlement officiel sans risque intraday. XRP rejoint ainsi le même niveau d’infrastructure que les actifs les plus matures.
GraniteShares, de son côté, a repoussé au 7 mai le lancement de ses ETF XRP à effet de levier — le cinquième report en trois semaines. Les produits 3x Long et 3x Short, initialement attendus début avril, offriront aux investisseurs américains un accès réglementé à un levier triple sur les mouvements du token, y compris à la baisse via le premier instrument de ce type.
Tuttle Capital a déposé le 29 avril une demande pour un « XRP Income Blast ETF », qui viendrait s’ajouter aux sept ETF spot déjà listés aux États-Unis. Ces derniers ont attiré au total environ 1,28 milliard de dollars de flux nets.
Le CLARITY Act, catalyseur décisif de mai
Sur le plan protocolaire, les validateurs du XRPL votent actuellement sur deux amendements : un protocole de prêt pour des crédits à taux fixe non garantis on-chain, et des « Single Asset Vaults » servant de base de liquidité. Ces évolutions techniques s’inscrivent dans la même logique d’industrialisation.
Mais le véritable catalyseur attendu est législatif. Le CLARITY Act progresse à Washington : ce texte classerait durablement les actifs numériques comme des matières premières. Le sénateur Thom Tillis a indiqué que les points de friction autour de la régulation des stablecoins étaient largement résolus, et un vote final est attendu en mai. Cent vingt entreprises du secteur, dont Coinbase et Ripple, ont adressé fin avril une lettre commune au Sénat pour réclamer une adoption rapide. Si le texte sort du comité, il trouvera une base d’acheteurs institutionnels déjà positionnée. La phase 2 du partenariat avec Kbank doit quant à elle être achevée avant l’entrée en vigueur du Digital Asset Basic Act sud-coréen, prévue au troisième trimestre 2026. C’est à ce moment que la banque décidera si le projet pilote devient un service commercial.
Publicité
XRP: Acheter, conserver ou vendre ?
Téléchargez gratuitement votre analyse de XRP et obtenez la réponse que vous cherchiez ! À quelle adresse e-mail pouvons-nous vous envoyer votre analyse gratuite ?
Obtenir une analyse de XRP entièrement gratuite : En savoir plus ici !

